DIAGNOSTIC D’ACCESSIBILITE DANS LES QUARTIERS POPULAIRES D'ANTANANARIVO
Handicap
International et COPH ont signé un contrat projet pour la réalisation
de diagnostics d’accessibilité des infrastructures sociales dans les
bas quartiers d’Antananarivo. Ces diagnostics se sont déroulés du mois
de février au mois d’août 2007 dans 42 quartiers des Premier et
quatrième arrondissements de la capitale. L’approche adoptée favorise
la concertation étroite des acteurs locaux de la commune (chefs
quartiers, techniciens, associations, personnes handicapées) dans le
but de sensibiliser et de mobiliser l’ensemble des acteurs locaux sur
la question de l’accessibilité urbaine aux personnes à mobilité
réduite.
| L’accessibilité étant de conception nouvelle à Madagascar, elle ne figure malheureusement pas dans les priorités de
l’ensemble des urbanistes et aménageurs. Alors que les responsables
municipaux déploient de réels efforts pour le renforcement des
infrastructures sociales dans la ville, les personnes en situation
d’handicap n’en jouissent pas encore faute de réflexion préalable
autour de leur situation. Les approches adoptées sont trop souvent
sectorielles et ne répondent pas aux besoins de tous les usagers.
L’environnement d’Antananarivo présente en conséquence de nombreux
obstacles urbanistiques et architecturaux pour les personnes à mobilité
réduite. |
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Ruelle :
trop étroites, glissantes et dans un état délabré elles ne permettent
pas le déplacement, d’une manière autonome et en toute sécurité
sécurité, d’une personne se déplaçant avec deux béquilles ou un
fauteuil roulant. Les personnes aveugles y rencontrent également de
nombreux obstacles (petit marchand, poteaux d’électricité et de
téléphone,..).
Passerelle :
souvent construites de manière hâtive, elles sont instables et les
marches permettant d’y accéder sont presque toutes arrachées. Elles ne
permettent pas le déplacement de toutes les personnes à mobilité
réduite.
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Diguette :
la ville basse est construite d’une manière plus ou moins spontanée sur
un marécage. La plupart des maisons d’habitations sont coincées entre
des rizières et des eaux stagnantes. La ville basse connaît presque
annuellement des inondations faute de système d’évacuation des eaux. La
population locale se sert des diguettes pour se déplacer à l’intérieur
des quartiers ou pour rejoindre les routes principales. Très peu
compactées, très étroites, les diguettes ne supportent pas l’eau
pendant la saison de pluie et se détériorent progressivement sans aucun
réaménagement. Elles ne permettent pas le déplacement des personnes à
mobilité réduite.
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Escalier
(raccourcis) : marches irrégulières entre 20-30cm, Forte inclinaison de
30%, les escaliers ne permettent pas le déplacement d’une manière
autonome et en toute sécurité, des personnes à mobilité réduite.
Système
d’évacuation d’eaux usées : sans dalle de couverture, les canaux
constituent des dangers permanents pour les personnes aveugles et
malvoyantes.
Bacs
à ordures : mal placés (sur les trottoirs et parfois dans les rues),
les bacs à ordures constituent des obstacles pour le déplacement
autonome d’une personne aveugle.
• Les établissements recevant du public
Bloc
sanitaire: l’accès aux blocs sanitaires pour les personnes se déplaçant
avec deux béquilles est difficile à cause des marches situées à
l’entrée et impossible pour les personnes en fauteuil. La largeur de la
porte de 60-70 cm empêche l’accès d’une personne de grande taille à
l’intérieur. Le carrelage et dallage (douches et WC) sont glissants à
cause des eaux qui coulent partout. Le WC en mode 101 ne comporte pas
de barre d’appui.
Lavoir public : La hauteur des paillasses 90-100 cm rend l’utilisation difficile pour les personnes de petite taille.
Le
dallage glissant représente un risque pour les personnes se déplaçant
avec une/des béquilles. Les usagers mettent des mœllons pour atteindre
le niveau des lavoirs.
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